lundi 5 septembre 2011

Inspire troisième œil...

Pendant mes cours, je répète inlassablement : "Inspire troisième œil, expire cœur," suivant en cela l'exemple de Reine-Claire et Mario-Gaal à l'École de vie consciente.

Tout en inspirant doucement et naturellement par le nez, on porte notre attention au centre de notre crâne, au cœur de notre cerveau, sur ce point qu'on appelle troisième œil, ou 6e chakra (ajna chakra), puis on expire doucement par la bouche, sans rien forcer, tout en portant maintenant notre attention sur notre cœur énergétique, notre 4e chakra (anahata chakra).

Je vous avoue que j'ai longtemps hésité sur l'endroit où se situait exactement ce fameux 3e œil. Au centre du crâne, OK, mais c'est pas plutôt entre les sourcils ? Est-ce que c'est la même chose que la fameuse glande pinéale ? est-ce que ça existe en vrai ? (j'ai cru pendant un temps que la pinéale était une invention des ésotéristes...) et la pituitaire, c'est-y  la même chose ? et quid de l'hypophyse...?!?

Bref, il régnait une certaine confusion dans mon esprit, et j'avais beau faire le chant des voyelles, ça ne se clarifiait pas... Pour en avoir le cœur net, j'ai donc fini par faire une enquête.
Glande pinéale (3e oeil)

Voici ce que j'ai trouvé : le 3e œil correspond à la glande pinéale, ou épiphyse, qui se trouve effectivement au centre de notre crâne. Regardez le joli dessin qui tourne si gracieusement à gauche : voyez-vous le joli point rouge au milieu ? C'est elle ! C'est la pinéale ! Celle que Descartes appelait le siège de l'âme. Cliquez sur l'image pour agrandir, vous verrez mieux.
Glande pituitaire

Il y a aussi la glande pituitaire, ou hypophyse. Celle-ci se trouve à peu près à la hauteur de la racine du nez, donc entre les sourcils, mais à une certaine profondeur. Vous la voyez en rouge dans le dessin qui tourne non moins gracieusement sur la droite (cliquez dessus pour agrandir).

Aha ! Soudain je comprends mieux les indications concernant la zone de résonance de la voyelle I, celle dont la fréquence développe nos antennes de perception extra-sensorielle. En effet, le I résonne plus particulièrement "entre la racine du nez et le 3e œil" : c'est en plein là où se trouve la glande pituitaire !

Si vous vous intéressez au rôle que jouent ces glandes dans la mécanique biologique du corps humain, je vous suggère de faire comme moi, et d'aller voir sur Wikipedia (qui a d'ailleurs fourni les illustrations tournantes). J'ai retenu que ce sont toutes les deux des glandes endocrines, et qu'elles jouent des rôles très importants, notamment par rapport aux rythmes biologiques.

Ce que je peux ajouter, c'est qu'en respirant tel que décrit au début de cet article :
  • Ça nous aide à rester présent ici et maintenant, dans notre corps, ce qui est crucial pour la construction de notre corps de lumière, et donc notre survie énergétique dans ces temps troublés.(Ça veut dire qu'on peut, qu'on doit la pratiquer n'importe quand ! pas juste pendant les cours de yoga !)
  • Cette présence à soi aide grandement notre corps à assimiler la vibration produite par les sons des voyelles et les mouvements conscients. (Ça veut dire que c'est super important de la pratiquer pendant les cours de yoga !)
  • On établit un lien entre le centre de la connaissance (3e œil) et celui de la compassion (cœur énergétique), pour que nos actions et nos paroles soient toujours inspirées à la fois par notre sagesse et notre cœur.(Et ça c'est super important, parce que rien n'est plus dangereux que la connaissance sans la compassion...)
    Dans un prochain épisode, je vous parlerai aussi du cœur énergétique.
    En attendant, bonne respiration !

    dimanche 21 août 2011

    Porte-bouteille

    Hips ! Cliquez pour agrandir
    "Buvez de l'eau", qu'ils disent tous ("ils", c'est les profs de yoga -- enfin, beaucoup d'entre eux, les kinésiologues, les professionnels de la santé, etc.).

    "Buvez de l'eau, si vous ne voulez pas que votre cerveau se ratatine" - ça c'est mon amie Ma, prof de yoga merveilleuse, qui dit ça à ses enfants.

    Je suis bien d'accord. Je vois bien les effets dans mon corps, dès que je réduis un peu ma consommation : ça commence à coincer aux entournures, les idées s'assombrissent, le sommeil est moins réparateur, pouah !

    Mais... pour boire de l'eau, il faut en avoir sous la main. Y'a pas toujours des robinets partout, l'eau ne goûte pas toujours très bon, les bouteilles en plastique, c'est pas terrible, et les bouteilles en vitre, c'est lourd, ça fait du bruit quand par malheur ça tombe sur un plancher de salle de yoga, et c'est fragile. Ah, que d'obstacles !

    Une chance, un jour que je me demandais quoi faire avec une laine enchanteresse aux couleurs chatoyantes (oui, oui, rien de moins que ça), une idée diabolique a germé dans mon cerveau de tricoteuse, ou plutôt de crocheteuse. Ni une, ni deux, je me suis jetée sur ma caisse à ouvrages, j'ai empoigné mon crochet numéro 3, et j'ai commencé le premier de ce qui allait devenir une longue, très longue série. Quelques heures plus tard, j'ai fêté la naissance de mon premier porte-bouteille.



    Je n'ai pas compté le nombre de modèles réalisés depuis... j'ai expérimenté avec les couleurs, les matières, les formes. Si vous fréquentez l'École de vie consciente, vous avez pu voir qu'il y en avait parfois à vendre à la boutique "Alimentation Gaiayoga". Je ne désespère pas non plus d'en vendre un jour par correspondance (mais il faudrait que j'en produise un peu plus...).

    En attendant, j'ai enfin mis par écrit la recette de fabrication. Vous pouvez la télécharger en cliquant ici.

    Et si vous voulez en savoir plus sur l'eau, et pourquoi c'est si important d'en boire suffisamment, je vous recommande très vivement le livre "Votre corps réclame de l'eau" du Dr Fereydoon Batmanghelidj. C'est paru aux Éditions Jouvence (cliquez ici pour une brève présentation), et sans vouloir exagérer, c'est une lecture que j'ai trouvée assez bouleversante...

    Alors bonne dégustation, bon crochet, bonne lecture, et surtout, n'oubliez pas de respirer !

    mardi 16 août 2011

    Brèves en vrac

    Einstein avait un fer à cheval au-dessus de sa porte d'entrée.
    Lorsqu'on lui demandait s'il était superstitieux, il répondait :
    "Non, mais ça marche quand même."

    Voltaire a dit :
    "J'ai décidé d'être heureux parce que c'est bon pour la santé."

    Et last, but not least, l'irremplaçable Hergé :

    vendredi 8 juillet 2011

    Leçon de vie

    Un maître de l'Orient vit un scorpion en train de se noyer. Il décida de le sauver, mais lorsqu'il le saisit pour le sortir de l'eau, le scorpion le piqua. Sous l'effet de la douleur, le maître lâcha l'animal qui retomba dans l'eau. Le maître tenta de nouveau de le tirer de là, et l'animal le piqua encore.

    Un passant qui avait observé la scène se rapprocha du maître et lui dit :
    - Pardonnez-moi, maître, mais pourquoi vous entêter ? Ne voyez-vous pas qu'à chaque fois que vous tenterez de le sauver, il va vous piquer ?

    Le maître répondit:
    - La nature du scorpion est de piquer, mais cela ne doit pas changer la mienne qui est d'aider.

    Le maître sorti le scorpion de l'eau à l'aide d'une feuille et lui sauva ainsi la vie.

    Si quelqu'un te fait mal, ne change pas ta nature pour autant : prends juste des précautions...  

    Comme disait Po dans Kung-Fu Panda 1, "There is no secret ingredient. There is only yourself".

    mercredi 13 avril 2011

    An Ode to English Plurals

    © Dan Borris yogadogz.com

    Today, I have decided that this blog shall officially be bilingual (after all, this is Canada). So here's a classic that's been posted all over the Internet, but a friend just sent it to me, and I love it. The yoga of language! (the pose is optional)


    We'll begin with a box, and the plural is boxes,
    But the plural of ox becomes oxen, not oxes.
    One fowl is a goose, but two are called geese,
    Yet the plural of moose should never be meese.
    You may find a lone mouse or a nest full of mice,
    Yet the plural of house is houses, not hice.

    If the plural of man is always called men,
    Why shouldn't the plural of pan be called pen?
    If I speak of my foot and show you my feet,
    And I give you a boot, would a pair be called beet?
    If one is a tooth and a whole set are teeth,
    Why shouldn't the plural of booth be called beeth?

    Then one may be that, and three would be those,
    Yet hat in the plural would never be hose,
    And the plural of cat is cats, not cose.
    We speak of a brother and also of brethren,
    But though we say mother, we never say methren.
    Then the masculine pronouns are he, his and him,
    But imagine the feminine: she, shis and shim!

    Let's face it - English is a crazy language.
    There is no egg in eggplant nor ham in hamburger;
    Neither apple nor pine in pineapple.
    English muffins weren't invented in England .
    We take English for granted, but if we explore its paradoxes,
    We find that quicksand can work slowly, boxing rings are square,
    And a guinea pig is neither from Guinea nor is it a pig.

    And why is it that writers write but fingers don't fing,
    Grocers don't groce and hammers don't ham?
    Doesn't it seem crazy that you can make amends but not one amend.
    If you have a bunch of odds and ends and
    Get rid of all but one of them, what do you call it?

    If teachers taught, why didn't preachers praught?
    If a vegetarian eats vegetables, what does a humanitarian eat?
    Sometimes I think all the folks who grew up speaking English
    Should be committed to an asylum for the verbally insane.

    In what other language do people recite at a play and play at a recital?
    We ship by truck but send cargo by ship.
    We have noses that run and feet that smell.
    We park in a driveway and drive in a parkway.
    And how can a slim chance and a fat chance be the same,
    While a wise man and a wise guy are opposites?

    You have to marvel at the unique lunacy of a language
    In which your house can burn up as it burns down,
    In which you fill in a form by filling it out,  and
    In which an alarm goes off by going on.

    And in closing, if Father is Pop, how come Mother's not Mop?

    mardi 12 avril 2011

    Croyez-vous à la vie après la naissance ?

    Le texte qui suit a été écrit par Jirina Prekop, une psychologue tchécoslovaque. Il m'est parvenu via la lettre d'information mensuelle de Don Boudreau (kosmonet.org). À savourer et à méditer...

    Y a-t-il une vie hors du lit

    Dans le ventre d’une femme enceinte, deux fœtus jumeaux ont une conversation. L’un d’eux est un sceptique et l’autre est un intuitif.

    Le sceptique : Crois-tu à une vie après la naissance ?

    L'intuitif : Bien sûr. Tout le monde sait qu’il y a une vie après la naissance. Nous sommes ici pour grandir et être assez forts et préparés pour ce qui nous attend après.

    Le sceptique : Allons donc ! Il ne peut pas y avoir de vie après la naissance ! Peux-tu imaginer comment cette vie serait ?

    L'intuitif : Je ne connais pas tous les détails, mais je crois qu’il y a plus de lumière, et peut-être que nous nous promènerons et nous nous nourrirons là-bas.

    Le sceptique : N’importe quoi ! Il est impossible de marcher et de nous nourrir ! Ridicule ! Nous avons le cordon ombilical qui nous nourrit. Je veux simplement te faire remarquer : la vie après la naissance ne peut pas exister parce que notre vie, le cordon, est déjà trop courte.

    L'intuitif : Je suis sûr que c’est possible. Ce sera juste un peu différent. Je peux l’imaginer.

    Le sceptique : Mais il n’y a personne qui n’est jamais revenu de là ! La vie se termine simplement par la naissance. Et franchement, la vie est une grande souffrance dans l’obscurité.

    L'intuitif : Non, non ! Je ne sais pas comment sera exactement la vie après la naissance, mais en tout cas, nous allons rencontrer notre mère et elle prendra soin de nous !

    Le sceptique : Mère ? Tu penses que nous avons une mère ? Alors, où est-elle donc ?

    L'intuitif : Elle est partout autour de nous, et nous sommes en elle ! Nous bougeons à cause d’elle et grâce à elle, nous nous déplaçons et nous vivons ! Sans elle, nous n’existerions pas.

    Le sceptique : Absurdité ! Je n’ai jamais vu une telle mère ; donc, il n’y a personne.

    L’intuitif : Je ne peux pas être d’accord avec toi. En fait, parfois, quand tout se calme, on peut l’entendre chanter et sentir comment elle caresse notre monde. Je crois fermement que notre vraie vie commence seulement après la naissance.

    Sceptique ou intuitif ?

    vendredi 1 avril 2011

    Nouveaux cours à Montréal

    © Dan Borris yogadogz.com
    Comme beaucoup d'humains, je suis totalement séduite par les chats. Je suis impressionnée par leur talent infini à s'étirer avec grâce, bondir élégamment et profiter avec l'abandon le plus total de la moindre flaque de soleil. Je les étudie assidûment dès que j'en ai l'occasion et un jour, c'est sûr, j'enseignerai "Le Yoga des Chats" !

    En attendant que mon félin intérieur soit suffisamment éveillé, j'ai découvert les photos de Dan Borris, qui croque minous et toutous dans des poses classiques... de yoga, et je ne résiste pas à l'envie d'en partager quelques unes avec vous (si vous voulez en voir plus, cliquez sur le lien en dessous de la photo).

    © Dan Borris yogadogz.com
    Et en attendant le Yoga des Chats, je vous propose aussi deux nouveaux rendez-vous pour le Yoga des voyelles à Montréal : les mardis de 8h à 9h30 et les samedis de 8h à 9h30.

    Ces deux cours auront lieu dans le Mile-End, dans la très jolie salle de Marie-Hélène Thouin, et il y aura deux cours d'essai gratuits : le samedi 9 avril à 8h et le mardi 12 avril à 8h.

    Et toujours, bien sûr, les pratiques matinales les jeudis de 7h à 8h30, sur le Plateau Mont-Royal.

    Pour tous les détails pratiques, cliquez ici.

    Au plaisr de vous retrouver bientôt !



    vendredi 25 mars 2011

    Mars, le Japon, le yoga...

    Après plusieurs mois de voyages, de stages, de découvertes et d’apprentissage, dont j’espère bien vous faire profiter au cours des semaines à venir, je peux enfin offrir à nouveau quelques cours à Montréal (cliquer ici pour les détails).

    Je n’ai pas encore tout à fait fini de concocter le menu, car en réalité je devais passer tout le mois d’avril à Tokyo, mais en raisons des événements que vous savez, j’ai dû changer mes plans.

    Ces fameux événements ont été l'occasion de tout un yoga pour moi, car j'ai de la famille proche et des amis là-bas - et je n'ai pas pu m'empêcher de m'inquiéter. Avant, lors des précédentes catastrophes qu'ont connues diverses parties du monde, je disais : "Oh non, je ne regarde pas les nouvelles,  je ne veux pas participer à la diffusion des énergies de peur, c'est les énergies de la Terre qui se rééquilibrent, c'est un nettoyage, bla bla bla...".

    Beau discours, dont les intentions étaient certes justes, mais là j'ai été obligée de reconnaître que ces mots ne reflétaient pas la réalité de ce que je vivais. Quand la terre a tremblé au Japon, et qu'on a commencé à parler de risque d'explosion des réacteurs de la centrale nucléaire, j'ai passé 2 jours avec la peur au ventre.

    Je ne voulais pas me l'avouer, je parlais de stress, de tension (l'animal humain est capable de se raconter beaucoup d'histoires !). Et puis j'ai fini par reconnaître la vérité : moi aussi, je suis construite comme ça, quand il y a des "catastrophes naturelles", ça me fait peur, quand ma famille est en danger, ça m'affecte, et si je ne regarde pas les nouvelles, c'est surtout parce que je ne veux pas voir ces choses-là...

    Mais oh ! comme c'est curieux : une fois que j'ai accepté de ressentir tout ça et de le nommer, tous mes moyens sont revenus ! J'ai pu sentir que la partie de mon être qui s'affolait, c'était justement le corps émotionnel. J'ai pu utiliser de nouveau les outils que je connais si bien - les sons,  bien sûr, et surtout la respiration consciente.

    À chaque fois qu'une vague d'inquiétude arrivait, j'ai pu en quelques minutes retrouver la paix intérieure, et aller dans une couche plus profonde de mon être. De là, j'ai pu aussi observer les fluctuations énergétiques dans mon corps.

    J'ai rarement eu autant de bouffées de chaleur que pendant les premiers jours qui ont suivi le tremblement de terre. Ensuite, ça s'est calmé, mais j'ai continué à avoir très chaud. Un peu comme si ma centrale nucléaire personnelle voulait m'obliger à participer au travail de refroidissement de la centrale de Fukushima... et c'est ce que j'ai fait, toujours avec les outils cités plus haut.

    Aujourd'hui, j'ai moins chaud. Serait-ce bon signe ? Je ne regarde toujours pas les nouvelles, je refuse toujours de rentrer dans toute forme d'hystérie collective telle qu'elle peut être encouragée par certains médias, mais je m'informe. Et quand ça fait peur à une partie de mon être, je respire, je fais des "U", ou des "A", et j'apprivoise doucement cet aspect de ma matière humaine.