vendredi 25 mars 2011

Mars, le Japon, le yoga...

Après plusieurs mois de voyages, de stages, de découvertes et d’apprentissage, dont j’espère bien vous faire profiter au cours des semaines à venir, je peux enfin offrir à nouveau quelques cours à Montréal (cliquer ici pour les détails).

Je n’ai pas encore tout à fait fini de concocter le menu, car en réalité je devais passer tout le mois d’avril à Tokyo, mais en raisons des événements que vous savez, j’ai dû changer mes plans.

Ces fameux événements ont été l'occasion de tout un yoga pour moi, car j'ai de la famille proche et des amis là-bas - et je n'ai pas pu m'empêcher de m'inquiéter. Avant, lors des précédentes catastrophes qu'ont connues diverses parties du monde, je disais : "Oh non, je ne regarde pas les nouvelles,  je ne veux pas participer à la diffusion des énergies de peur, c'est les énergies de la Terre qui se rééquilibrent, c'est un nettoyage, bla bla bla...".

Beau discours, dont les intentions étaient certes justes, mais là j'ai été obligée de reconnaître que ces mots ne reflétaient pas la réalité de ce que je vivais. Quand la terre a tremblé au Japon, et qu'on a commencé à parler de risque d'explosion des réacteurs de la centrale nucléaire, j'ai passé 2 jours avec la peur au ventre.

Je ne voulais pas me l'avouer, je parlais de stress, de tension (l'animal humain est capable de se raconter beaucoup d'histoires !). Et puis j'ai fini par reconnaître la vérité : moi aussi, je suis construite comme ça, quand il y a des "catastrophes naturelles", ça me fait peur, quand ma famille est en danger, ça m'affecte, et si je ne regarde pas les nouvelles, c'est surtout parce que je ne veux pas voir ces choses-là...

Mais oh ! comme c'est curieux : une fois que j'ai accepté de ressentir tout ça et de le nommer, tous mes moyens sont revenus ! J'ai pu sentir que la partie de mon être qui s'affolait, c'était justement le corps émotionnel. J'ai pu utiliser de nouveau les outils que je connais si bien - les sons,  bien sûr, et surtout la respiration consciente.

À chaque fois qu'une vague d'inquiétude arrivait, j'ai pu en quelques minutes retrouver la paix intérieure, et aller dans une couche plus profonde de mon être. De là, j'ai pu aussi observer les fluctuations énergétiques dans mon corps.

J'ai rarement eu autant de bouffées de chaleur que pendant les premiers jours qui ont suivi le tremblement de terre. Ensuite, ça s'est calmé, mais j'ai continué à avoir très chaud. Un peu comme si ma centrale nucléaire personnelle voulait m'obliger à participer au travail de refroidissement de la centrale de Fukushima... et c'est ce que j'ai fait, toujours avec les outils cités plus haut.

Aujourd'hui, j'ai moins chaud. Serait-ce bon signe ? Je ne regarde toujours pas les nouvelles, je refuse toujours de rentrer dans toute forme d'hystérie collective telle qu'elle peut être encouragée par certains médias, mais je m'informe. Et quand ça fait peur à une partie de mon être, je respire, je fais des "U", ou des "A", et j'apprivoise doucement cet aspect de ma matière humaine.

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